Lieu ideal pour s'informer , relayer des informations,partager les idées tout en respectant les opinions des autres
xinhua
Alors que la situation en Syrie évolue brusquement en faveur des forces du président Bachar al-Assad, les puissances occidentales, qui soutiennent les rebelles syriens, font face à un dilemme sur la marche à suivre dans le pays du Moyen-Orient.
Les troupes gouvernementales syriennes ont récemment remporter de grandes victoires sur les champs de bataille, notamment dans la province de Homs (centre) et dans la banlieue de Damas, ce qui rend le renversement du président al-Assad par les rebelles plus difficile.
Concernant l'ajustement des politiques, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté jeudi les parties concernées en Syrie à chercher et trouver un règlement politique permettant de mettre un terme à la longue crise qui a fait, selon les estimations de l'ONU, plus de 100 000 morts.
"Il n'y a pas de solution militaire à la Syrie, seulement une solution politique, laquelle requiert un fort leadership pour que les parties retournent à la table des négociations," a déclaré le chef de la diplomatie américaine.
Parallèlement, les pays occidentaux ont évité la question de l'armement des rebelles, en dépit de l'appel de soutien lancé par l'opposition syrienne.
Le nouveau chef du groupe d'opposition de la Coalition nationale syrienne, Ahmed al-Jarba, qui considère le soutien militaire américain comme étant "vital", a exhorté Washington à envoyer des armes pour permettre aux rebelles de "se défendre et protéger les civils rapidement".
Cependant, malgré la promesse d'une aide militaire faite en juin par la Maison Blanche, les Etats-Unis ne sont pas convaincus qu'un renforcement du soutien américain puisse changer la situation sur le terrain.
Par ailleurs, les Etats-Unis craignent que les armes ne tombent dans les mains des extrémistes islamistes, qui luttent également contre les forces gouvernementales, et qui pourraient se servir de ces armes pour lancer des attaques contre les intérêts occidentaux.
La France, qui a soutenu activement les rebelles syriens et a exhorté l'Union européenne (UE) à lever son embargo sur les armes en juin, a déclaré qu'elle n'a pas pris de décision sur l'offre d'armes à l'opposition.
En parallèle, les puissances occidentales ont été extrêmement prudentes sur les mesures à prendre en Syrie, et ont évité une intervention militaire, de peur de nuire à leurs propres intérêts.
Le président américain Barack Obama, tirant la leçon des actions américaines en Irak et en Afghanistan, n'a pas souhaité se mêler au conflit syrien.
Le président du Comité des chefs d'état-major des forces armées américaines Martin Dempsey, qui avait présenté cinq options que l'armée américaine était prête à entreprendre, a averti qu'un engagement en Syrie pourrait coûter des milliards de dollars.
Pour sa part, le président français François Hollande a appelé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour parvenir à une solution diplomatique afin de mettre fin à la violence en Syrie, mais n'a pas renoncé à une option militaire