Notre Voie-
«Nous lançons un appel à la Cedeao en général et à Ouattara en particulier, pour qu’ils se joignent à la communauté internationale afin de trouver une issue diplomatique à cette crise plutôt qu’une issue militaire. Sinon, la Cedeao toute entière se taira. C’est moi qui vous le dit», a menacé, le lundi 2 avril sur la radio française RFI, le député de Bourem, dans le Nord du Mali. L’honorable Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, proche du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui ne mâche pas ses mots, promet notamment un déluge de feu régional au chef de l’Etat ivoirien et à ses troupes de l’ECOMOG. «Parce qu’il y a des Touaregs non seulement au Niger qui sont montés au créneau depuis que Ouattara a fait cette annonce, et qui sont prêts à venir en aide à leurs frères maliens, mais il y a le camp même des Touaregs du Mali, qui est en train de se resserrer, renforcé par la défection du colonel El Hadj Ag Gamou (chef d’état- major adjoint du président Amadou Toumani Touré : NDLR) pour rejoindre le MNLA. Jamais il n’y a eu une attention particulière à ce problème. Que ce soit de la Cedeao ou de la communauté internationale », a-t-il précisé. Depuis Dakar où il était invité à l’investiture du nouveau président sénégalais Macky Sall, Alassane Dramane Ouattara avait ouvertement menacé les Touaregs ; projetant d’utiliser l’armée de la Cedeao pour les contraindre à renoncer à leur avancée vers Bamako, la capitale malienne. Robert Krassault