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C'est la fin d'un bras de fer qui durait depuis six mois. Les chefs d'Etat africains réunis à Addis-Abeba pour le sommet de l'Union africaine ont élu ce dimanche soir, 15 juillet, le nouveau
président de la Commission de l'UA. La ministre sud-africaine de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma l'a emporté au quatrième tour, par 37 voix, sur le gabonais Jean Ping.
Trente-sept voix. A l’issue du quatrième tour de scrutin. Grâce au SMS, le secret du huis clos a été rapidement éventé. Une clameur a accueilli ce chiffre. Les diplomates d’Afrique australe
se sont congratulés.
Madame Nkosazana Dlamini-Zuma remporte haut la main cette élection après avoir échoué il y a six mois, ici même, à Addis-Abeba. Elle a été en tête dès le premier tour avec 27 voix contre 24
pour Jean Ping. Au fil des scrutins, le Gabonais a perdu des voix y compris dans son camp donc, avant de se retirer au troisième tour. Le quatrième tour n’était donc plus qu’une
formalité.
La diplomatie sud-africaine triomphe. Le président Jacob Zuma a bataillé ferme pendant plus de six mois pour imposer son ex-épouse à la tête de l’Union africaine, une organisation affaiblie
en raison de la rivalité qui opposait les deux camps : l’Afrique australe d’un côté et l’Afrique centrale - soutenue pour l’occasion par l’Afrique de l’Ouest - de l’autre.
Mais la volonté d’en finir avec cette querelle stérile et le désir de doter cette organisation d’un véritable exécutif l’ont emporté sur les autres considérations. Enfin, et c’est notable,
pour la première fois dans l'histoire de l’Union africaine, une femme va diriger l'organisation