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Mali: manifestation de soutien à la junte: « A bas la communauté internationale »

 

BBC-

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés dans le centre de Bamako mercredi matin en soutien à la junte militaire qui a chassé du pouvoir le président Amadou Toumani Touré, à quatre semaines de la fin de son second mandat.

Sur les pancartes brandies par les manifestants on pouvait lire « A bas la France », « A bas la communauté internationale » tandis que des manifestants scandaient « Sanogo solution » (le capitaine Amadou Sanogo, le chef de la junte.

La CEDEAO a adopté une position ferme sur la situation au Mali : l’ordre constitutionnel doit être restauré.

Selon le ministre des Affaires étrangères burkinabé, Djibril Bassolé, les dirigeants de la CEDAO, envisagent une transition avant des élections durant laquelle le président de l’Assemblée assurerait l’interim du pouvoir, conformément « aux dispositions constitutionnelles ».

Dans ce but les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris une série de mesures diplomatiques, mais n’excluent pas totalement l’option armée.

« Le Mali doit retrouver immédiatement le fonctionnement normal de ses institutions démocratiques. Cette position n’est pas négociable », a asséné Alassane Ouattara, président en exercice de l’institution régionale.

Une délégation de la CEDAO conduite par le président ivoirien, Alassane Ouattara, accompagné par les présidents béninois, burkinabé, libérien, nigérien et nigérian se rendra à Bamako d’ici jeudi.

Une autre délégation de chefs d’état-major de plusieurs pays fera aussi le déplacement pour faire le point de la situation sécuritaire sur le terrain.

Force en attente

Si la junte malienne refuse de se plier aux exigences de la CEDEAO, elle s’expose à des sanctions diplomatiques, et peut-être plus, selon Kabré Désiré Ouédraogo, président de la commission de l’organisation ouest-africaine.

Des représentants des putschistes maliens étaient aussi à Abidjan. S’ils n’ont pas été entendus par les chefs d’Etat, le message de la CEDEAO leur a été transmis.

Par ailleurs la junte a annoncé mardi soir l’adoption d’une nouvelle constitution, qui stipule entre autres, qu’aucun membre de la junte et de son futur gouvernement ne sera autorisé à être candidat aux élections législatives et présidentielle.

Ce texte ne précise ni la date des scrutins ni la durée de la transition.

L’organisation a aussi réclamé la libération de tous les prisonniers politiques, et le président Ouattara a donné brièvement des nouvelles du président Amadou Toumani Toure, qui serait vivant et traité convenablement. bonne santé.

En outre, la CEDEAO a exigé des rebelles du Nord un cessez-le-feu immédiat, et demandé aux mouvements armés d’utiliser la voix du dialogue pour leurs revendications.

« En cas de non-respect de ces décisions, la conférence prendra toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à la rébellion, et veillera à préserver l’intégrité territoriale du Mali y compris par l’utilisation de la force», a prévenu Kabré Désiré Ouédraogo.

Le président burkinabé Blaise Compaoré a été nommé médiateur de la crise malienne.

Il assurera le suivi des négociations avec la junte, mais aussi avec les différentes rébellions dans le nord du pays.

L’un des principaux griefs de la junte contre le président Amadou Amani Touré, est que son gouvernement ne donnait pas suffisamment de moyens pour lutter contre les rébellions dans le nord.

Les Etats-Unis, l’Union européenne et la France, qui ont condamné le coup d’Etat, ont suspendu tous leurs programmes d’aide non essentielle, représentant une perte de dizaines de millions de dollars

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