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Face à la crise et désireuse de lever des fonds, la police grecque propose de louer trente euros de l'heure les services de ses agents pour assurer la sécurité d'événements
privés.
Le ministère de la Protection du citoyen a confirmé dimanche dans un communiqué l'adoption fin mars d'une décision ministérielle en ce sens, "dans le but d'amortir le coût d'utilisation
du matériel et des infrastructures de la police, et de les moderniser".
Cette décision entrée en vigueur fixe à 30 euros le tarif d'une heure de "location" d'un agent de police. Si une voiture d'escorte est nécessaire, comme par exemple pour transporter une oeuvre
d'art, il faudra débourser 40 euros supplémentaires de l'heure, et 20 euros si l'on réclame la protection d'un motard, 200 euros pour une vedette et 1.500 pour un hélicoptère.
Selon le ministère, cette location ne concernera que "des cas exceptionnels", et ne recevra l'aval requis que si elle ne réduit pas les capacités opérationnelles du corps. La gamme de services
offerte va de "l'escorte de transports de matériaux dangereux ou d’œuvres d'art", à "l'accompagnement de personnes" ou le tournage de films.
Ces services étaient "offerts gratuitement" depuis des années, souligne le ministère, de fait régulièrement accusé ces dernières années d'accorder en tout favoritisme et en toute opacité des
protections policières coûteuses à une certaine élite politique et économique du pays.
Et de préciser : « Nous ne fournirons ces services que dans des cas exceptionnels et seulement si nous avons les moyens et les effectifs nécessaires. Pas question pendant ce temps-là de priver un
seul citoyen de la protection qui lui est due », a expliqué mardi Thanassis Kokkalakis, porte-parole de la police grecque.
L'argent récolté servira notamment à financer le matériel qui équipe les forces de l'ordre. Le ministère se prévaut aussi de ce que cette pratique serait répandue "dans bon nombre de pays de
l'Union européenne". Ah bon ? (AD)