LE MALI, LA SOMALIE, FRANCOIS HOLLANDE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME A GEOMETRIE VARIABLE ....
15.01.2013
…
Par Lydie Mbombo Nze
François Hollande a de beaux muscles saillants, parait-il. Pour preuve, il a déclenché deux guerres en 2 temps,
3 mouvements, ouvrant un front au Mali et l'autre en Somalie. Quel homme !
Sauf que la guerre contre
le terrorisme que mène le locataire de l'Elysée est véritablement cousue de fil très blanc, d'où le fait qu'il combatte au Mali ceux là qui sont ses amis en Syrie dans la croisade
occidentale contre le Président Bachar Al Assad. Vous n'avez pas rêvé, c'est la lutte contre le terrorisme à géométrie variable, comme l'exprime le cliché humoristique ci-dessus. Et Jean Marie
Le Pen ne s'est pas gêné pour dénoncer l'incohérence de la diplomatie française. " Nous avons soutenu, avec M. Sarkozy et le soutien du PS, des rebelles djihadistes en Libye, même
militairement, considérablement. D'ailleurs, c'est le boomerang : nous retrouvons en face de nous l'armement qu'on a parachuté aux djihadistes de Libye. Idem en Syrie, on souhaite la victoire
des djihadistes de Syrie, et on la combat au Mali : comprenne qui pourra, c'est la démarche de la bonne femme saoule qui titube d'un bord à l'autre de la route,s'est indigné le chef frontiste.
De son côté, Dominique de Villepin, avocat d'affaires et ancien ministre des Affaires étrangères, s'est demandé
si la France n'est pas prise d'un "virus néoconservateur". "Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide. Eviction du président en mars et du premier
ministre en décembre, effondrement d'unearméemalienne divisée, défaillance générale de l'Etat, sur qui nous appuierons-nous ? (...) Nous nous battrons dans le vide, faute d'appui régional solide. La
Communauté des Etats de l'Afriqueoccidentale reste en
arrière de la main et l'Algériea marqué ses
réticences." Le texte intitulé "Non la guerre, ce n'est pas la France", s'interroge : "Comment le virus néoconservateur a-t-il pugagnerainsi tous les esprits ?",s'est
interrogé l'ancien Premier ministre. Hollande-Bush-Sarkozy, même combat ?
La réthorique guerrière utilisée par le nouveau " chef de guerre socialiste" vaut tous les
discours de ses glorieux prédecesseurs aux affaires. Incroyable mais vrai. Moralité, ce qu'il faut retenir des gesticulations du "néo va t-en guerre" de l'Elysée, c'est que
ses petits intérêts politiciens passent avant ceux des maliens et de l'otage français entre les mains des fondamentalistes somaliens. C'est dire si l'on peut
redouter le pire pour la vie des otages détenus par les terroristes d'AQMI, franchise d'Al Qaida, en Afrique sahélienne. François Hollande qui lutte contre le terrorisme, c'est un peu comme si
l'on demandait à un pyromane de surveiller un massif montagneux en pleine saison estivale.