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Pierre Sarkozy fait décidément l'objet de beaucoup d'attention, que ce soit de l'Elysée ou de la presse d'investigation. Après l'affaire de son rapatriement d'Ukraine à bord d'un avion chargé du transport du chef de l'Etat et du gouvernement, Mediapart révèle que le fils aîné du président de la République va bénéficier d'un traitement particulier au Brésil, où il doit se rendre courant février.
Une protection «légitime et nécessaire», selon l'Intérieur
Médiapart publie ainsi la copie d'une lettre de l'ambassade de France au Brésil informant les autorités locales de la venue de Pierre Sarkozy pour des concerts dans des discothèques du pays du 20 au 26 février et leur demandant «l'ouverture des salons d'honneur à l'arrivée et au départ de chaque aéroport». Le courrier sollicite de Brasilia «une autorisation d'introduction et de port d'armes à feu sur le territoire national en faveur de deux officiers» du Groupement de sécurité du président de la République (GSPR) dépendant de la Direction générale de la police nationale (DGPN).
Un curieux traitement de faveur? Pas du tout, répond l'Elysée. Les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur indiquent, en réponse à Mediapart, que le fils aîné de Nicolas Sarkozy bénéficie en permanence d'une protection policière, en France et à l'étranger. La protection des proches du chef de l'Etat est «légitime et nécessaire», explique le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.
L'affaire du Falcon
«Pour des raisons de sécurité, les enfants du président de la République font l'objet d'une protection policière, comme les enfants et petits-enfants des présidents précédents. Lors de leurs déplacements à l'étranger, leur présence est signalée aux autorités