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Le procès en correctionnel de six membres de l'organisation caritative Arche de Zoé aura finalement eu lieu en
décembre 2012, soit 5 ans après l'échec retentissant de
l'opération humanitaire aux relents de safari sauvage et négrier aux confins du Tchad et de la région
du Darfour.
Il s'agira de solder définitivement cette affaire de tentatives de déportation d'enfants au Tchad en octobre 2007,
où les protagonistes encourent jusqu'à dix ans de prison et 750.000 euros d'amende pour "escroquerie, exercice
illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption et aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers". Sauf qu'à l'issue du verdict, les parties civiles, en particulier les familles des 104 enfants Africains, garderont, à juste titre,
beaucoup d'amertume et un sentiment indélébile d'inachevé .
Primo, parce ce que le
procès de ce "raid humanitaire" rappelant les razzias négrières de sinistre mémoire ne débouchera pas sur une indemnisation financière des victimes à la hauteur des crimes et préjudices commis par ces pieds nickelés de l'humanitaire version kouchnero-BHélienne.
Deuxio, parce que les deux principaux cerveaux du rodéo négrier chez les sauvages, c'est à dire le couple diabolique Philippe Breteau et Emilie Lelouch ne sont pas
dans le box des accusés mais bien en exil en Afrique du
sud, où ils ont refait leur vie, le premier s'est reconverti dans le
tourisme de luxe ( Il a créé une société
de charters qui propose aux touristes des safaris aériens au-dessus de la région des vins ou des parcs animaliers) tandis que sa compagne a monté une compagnie de cirque.
Vous ne rêvez pas.

"Tout le monde déplore leur absence" a lancé la présidente
Marie-Françoise Guidolin, soulignant le manque de courage, puis la "lâcheté" de "ceux qui ont entraîné
les autres, eux bien présents au tribunal, dans cette arche de Zoé devenue une galère." Et de conclure: " On en déduit qu'ils allaient faire leur marché en
Afrique.....dans une foire aux petits Africains". De son côté,un avocat des parties civiles d'ajouter, agacé, qu'il ne "voyait pas comment le procès
pouvait se tenir sans eux." Avant de rappeler qu'il était toujours possible de délivrer un mandat d'arrêt.
Cette
issue regrettable ne peut que soulever des questions de bon sens tant l'évasion des cerveaux de cette affaire criminelle est surprenante. Comment ont-ils pu fuir en Afrique du Sud, où il n'y a pas d'extradition vers la France, alors qu'un procès était en cours d'instruction en France? Pourquoi n'y a t-il pas eu un
contrôle judiciaire strict qui les aurait obligé de rester sur le territoire français ? Est-ce que le gouvernement sud-africain est au courant qu'il héberge sur son sol deux fugitifs inculpés
pour trafic d'enfants ? Comment ont-ils fait pour s'installer dans ce pays? Et si ce couple se servait de ses nouvelles activités pour masquer d'autres plus criminelles, à commencer par
le "transfert humanitaire" de véritables petits orphelins sud-Africains vers les familles en quête d'adoptions d'enfants ?
Il serait grand temps que la ministre de la justice française, Christiane Taubira, alerte son homologue
sud-Africain, pour poursuivre ces deux figures de "l'humanitaire coloniale". D'autant plus que " Éric Breteau, au lieu de se faire discret, a profité du site de L'Arche de Zoé, curieusement toujours en activité, pour
dire tout le mal qu'il pensait de ce procès à Paris", rapporte Le Figaro. C'est à se
demander si l'ancien pouvoir n'a pas activement oeuvré à cette exfiltration pour éviter un grand
déballage dans lequel certains de ses proches étaient impliqués? Le moins qu'on puisse dire, c'est que le
couple Breteau-Lelouch en savait trop, ce qui explique la bénédiction qu'ils ont reçu
pour quitter légalement la
France malgré les toutes les charges qui pesaient sur eux. De là à soupçonner une intervention élyséenne dans leur fuite en Afrique Australe, il n'y a qu'un pas.
C'est peu de dire que le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy n'a pas fini de tourmenter la
France.