
Un pays " civilisé" qui administre sciemment un système de contraception aux femmes immigrées pour freiner leur fécondité ? Cela ne vous rappelle t-il pas une politique racialiste qui s'appliquait en Europe il y a 60 ans ?
Or, c'est bien ce qui s'est passé en Israël, "pays le plus morale", selon BHL, où l'on
découvre que l'étonnante baisse de
50 % du taux de fécondité des Juifs éthiopiens d'Israël depuis 2000 n'est ni plus ni moins que la conséquence d'une décision politique prise au sommet de l'Etat. Après cinq années de démentis successifs, le
ministère israélien de la Santé a admis avoir pratiqué des injections de Dépo-Provera, un contraceptif d'une
durée d'action de trois mois, aux Juives falashas d'origine éthiopienne avant leur arrivée en Israël. "Ils nous disaient qu'il
s'agissait d'un vaccin", a confié une victime de cette barbarie institutionnalisée et assumée. "Ils nous répondaient que, si nous n'en
voulions pas, nous n'irions pas en Israël. Et que nous ne serions pas autorisées non plus à accéder au bureau du Joint [American Jewish Joint Distribution Committee, la plus grande
organisation humanitaire juive, NDLR] et que nous ne bénéficierions pas d'aides ou de soins médicaux. Nous étions effrayées", insiste-t-elle. "Nous n'avions pas le
choix." Et les médias de rapporter que l'"opération" avait lieu dans des ateliers situés dans des camps de transit. Et de relater que " la pratique était
ensuite répétée tous les trois mois après l'arrivée des femmes dans l'État hébreu". Apartheid dites vous ?
Imaginez un seul instant si Bachar Al Assad, le nouvel ennemi du
"monde libre", avait conçu un programme de stérilisation d'une catégorie de femmes en raison de leur appartenance à la communauté chiites de Syrie? Imaginez si
Mahmoud Ahmadinejad, l'incarnation du mal, selon l'occident, avait mis en place une politique planifiée de limitation des naissances pour certaines
minorités confessionnelles vivant en Iran? Que n'aurait-on pas entendu dans les médias dominants ? Que n'aurait pas dit Barack Obama, le leader du " monde libre et
civilisé" ? Que n'auraient pas dit les " traditionnels défenseurs des droits de l'Homme" ?
Force est de constater que la " communauté internationale" a chaussé ses grandes lunettes
noires et gardé le silence, ce qui démontre, s'il le fallait encore, combien elle reste complice de l'insupportable politique raciste des
dirigeants israéliens. Gageons que ces "spécialistes de l'indignation sélective" trouveront le moyen de rabâcher que "Israel a le droit de défendre". Au
point d'appliquer une politique digne des lois de Nuremberg contre les juifs noirs ? Qui a dit que
le pire était derrière nous après l'échec du nazisme et le démantèlement du régime raciste
sud-africain ?
Israël démontre le contraire, en assumant son racisme institutionnel et sa politique ségrégationniste tant à l'égard des noirs, des arabes-israéliens et des Palestiniens. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Israël démontre le contraire, en assumant son racisme institutionnel et sa politique ségrégationniste tant à l'égard des noirs, des arabes-israéliens et des Palestiniens. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
A2N