Lieu ideal pour s'informer , relayer des informations,partager les idées tout en respectant les opinions des autres
Nous sommes en pleine dialectique du voleur et du gardien négligent. Le gardien négligent, c’est ce Chef d’Etat qui peut s’appeler Laurent GBAGBO qui n’aurait point pris le soin de
"clôturer" la Côte d’Ivoire, qui aurait laissé les portes très ouvertes et qui alors permit aux charognards, pilleurs et voleurs de faire intrusion sur les terres ivoiriennes sans être
inquiétés. C’est l’analyse de bien d’entre les Ivoiriens scandalisés de vivre et souffrir les conséquences de leurs propres négligences.
Le gardien négligent, c’est aussi et surtout, ce militaire, douanier, policier, gendarme déployé à la frontière ou sur les grands axes routiers menant vers les pays voisins et qui se serait
contenté d’encaisser des pourboires en guise de laissez-passer pour marchandises ou immigrants et qui endormi sur ses lauriers, se réveilla dans un champ de ruine au milieu de grands bruits de
bombes tirées par une horde de mercenaires qu’il aura laissée pénétrer les entrailles de la mère patrie sans aucune vigilance.
Le gardien négligeant, c’est également cet officier d’Etat civil qui pour des broutilles, délivrait des extraits d’actes de naissance antidatés, à qui le voulait, à l’effet de créer une fausse
ascendance ivoirienne indispensable pour se prévaloir de la citoyenneté ivoirienne.
Bref. Ils sont assez nombreux, les gardiens négligents, à tort ou à raison, que d’aucuns nomment sans finir, pour dénoncer la responsabilité commune consécutive au manque de vigilance légendaire
des gardiens ivoiriens de la République.
Cependant voilà : les voleurs sont
entrés. Ils ont tué, volé, pillé et continuent de tuer, voler et piller. Puis pendant que l’heure de se la couler vraiment douce arrive, une impression terrifiante vient de les envahir.
Des portes invisibles se sont dressées, les gardiens négligents qui étaient assoupis avec leurs armes à la main ont disparu dans la pénombre et l’insécurité vient de naître dans le camp des
voleurs et des pilleurs. Du coup, tous les rires et cris de joie qui accompagnent la beuverie collective se taisent un à un et chacun des voleurs se demande : que veulent-ils nous faire ?
Pourquoi se sont-ils fondus dans le noir et ont-ils créé un si grand silence autour de nous ? N’est-ce pas pour nous faire très mal qu’ils font cela ?
Mais personne ne leur répond. Les gardiens négligents se sont tous rendus invisibles et silencieux. Toutefois, leur silence se présente aux voleurs et aux pilleurs comme une facture, un ticket de
sortie qui leur est tendu.
Vous êtes entrés pour faire ce que vous voulez, grâce à notre négligence, mais il faut payer maintenant et sortir de nos terres ! Et notre exigence n’est pas négociable !
Mais ils ne comprennent pas cet ultimatum du silence en langage soutenu ; alors permettez-moi de simplifier pour eux : "vou payé, vou sorti cadavres. Vou payé pas, vou sorti cadavres. Donc
vou payé quand même. vou compris moi ?" !
A Très bientôt.
Hassane Magued