13 h 20, Mercredi, à proximité d’une caserne militaire de Woolwich. Des passants voient deux hommes noirs sortir d’un véhicule, trainant derrière eux un cadavre portant un
T-shirt barré du slogan «Help for Heroes», jusqu’au milieu de la chaussée. Ensuite, d’après les témoins, ce fut la boucherie. Ils découpent leur victime à coup de couteau, de hachoir
et, pour finir, le décapitent à la machette.
Tout cela en plein jour, en pleine ville et pas n’importe laquelle. La scène se passe à Woolwich, dans le sud-est de Londres. Après tout ce qu’on a vu en Syrie, on pourrait dire : une barbarie
de plus, commise par des cerveaux malades. Mais il y a plus. Selon des témoins, les assassins ont encouragé les passants à filmer la scène alors qu’ils s’acharnaient sur le corps de leur
victime. Certains de ces témoins assurent avoir entendu les agresseurs s’écrier «Allah Akbar».
20 minutes plus tard, les policiers arrivent. Les tueurs chargent avec leurs machettes mais sont stoppés par les balles des policiers. Ils sont ensuite transportés par hélicoptère vers deux
hôpitaux différents, laissant sur place couteaux, machettes et une arme de poing. Un des passants a pu filmer l’un des tueurs qui a fait son speech que voici :
«Nous jurons par Allah tout puissant que nous n’arrêterons jamais de vous combattre. Les seules raisons pour lesquelles nous avons fait ceci, c’est parce que des Musulmans meurent chaque
jour. Ce soldat britannique, c’est œil pour œil, dent pour dent. Nous nous excusons que des femmes aient vu ceci aujourd’hui mais dans nos pays nos femmes sont obligées de voir la même chose.
Vous, peuple, ne serez jamais à l’abri. Changez vos gouvernants. Ils ne prennent pas soin de vous.»
Là où ça ne va plus, c’est que tout est bidon. D’abord, ces deux noirs, on se demande bien de quel pays ils se réclament pour dire que les femmes, chez eux, voient tous les jours des scènes
similaires, et causées par des soldats britanniques de surcroît. On savait la Syrie multiconfessionnelle, et même multiethnique. Mais des ethnies noires en Syrie, en Irak, ou en Afghanistan,
c’est nouveau. En admettant même que cela fût possible – mondialisation oblige, ce djihadiste du dimanche a oublié que le Royaume-Uni est un de leur plus ferme soutien sans lequel ils
n’auraient même plus de quoi bouffer. Aurait-il oublié que dans l’armée syrienne, il n’y y a pas de djihadistes, ou alors est-il complètement déboussolé ?
Toute cette mise en scène a été faite comme pour être filmée. Ils le demandent eux-mêmes, comme si c’était ça l’objectif. La foule docile, regarde tranquillement ce qui se passe. Le flegme
anglais, peut-être ? Ce ne sont là que quelques invraisemblances parmi tant d’autres. Plus c’est gros, plus on en parle, c’est vrai. Mais là, la ficelle dépasse tout ce qu’on a vu jusqu’ici. A
côté, les américains retournent au stade d’amateurs. Il reste la fameuse question, comme d’habitude : pourquoi ?