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Un opérateur du laboratoire de la police scientifique a reconnu jeudi lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Liège s'être trompé lorsqu'il a attribué les résultats d'une analyse d'empreintes digitales à un jeune homme qui a ensuite été accusé de vol.
Le 28 janvier 2016, ce jeune homme âgé de 20 ans avait comparu pour répondre du vol de deux montres de grande valeur dans une habitation privée de Grâce-Hollogne en 2015. Tous les éléments du dossier démontraient qu'il était l'auteur des faits puisqu'une analyse avait confirmé la présence de ses empreintes digitales sur le lieu des faits.
Le jeune homme avait contesté les faits et la validité des analyses. Le parquet estimait que le prévenu aggravait son cas en niant l'évidence des faits. Le juge, énervé par la position du prévenu, avait décidé de convoquer le technicien du laboratoire pour lui démontrer la fiabilité des analyses. La stratégie de défense du prévenu était considérée comme "suicidaire" face aux preuves scientifiques.
Le prévenu a pris la fuite à l'étranger
Depuis la dernière audience, le prévenu a pris la fuite à l'étranger. Il n'a plus comparu pour tenter de se défendre. Entendu en qualité de témoin, le technicien du laboratoire scientifique de la police a reconnu jeudi à l'audience qu'il a réalisé une erreur dans l'identification des empreintes digitales. Celles-ci n'appartiennent pas au prévenu mais à son frère.
Le prévenu devrait donc être acquitté des faits. La décision interviendra le 28 avril.