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Adrien Desport, ancien numéro 2 du FN 77 et trois autres militants frontistes ont été placés en garde à vue pour destruction volontaire par incendie en bande organisée et dénonciation calomnieuse. Les quatre frontistes ont reconnu les faits.
Douze voitures incendiées, une agression inventée, des tags contre des biens de militants FN… Le tout apparemment effectué dans le cadre de soirées où l’alcool et la cocaïne circulaient. Un cocktail explosif qui a mené Adrien Desport, l’ancien numéro 2 du FN 77 et trois autres frontistes de la fédération du Val-d’Oise en garde à vue…. Suite à une plainte déposée par le parti de Marine le Pen, qui avait mené une enquête interne.Âgés des 21 à 26 ans, les quatre frontistes ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils seront jugés ce mercredi après-midi par le tribunal correctionnel de Meaux dans le cadre de la comparution immédiate, précise Le Parisien.
Délit imaginaire, destruction et dégradation volontaire
« Le parquet a ouvert une enquête pour destruction volontaire par incendie en bande organisée, dégradation volontaire de bien privé et dénonciation de délit imaginaire », a indiqué le procureur-adjoint Emmanuel Dupic au quotidien.Il est reproché aux quatre amis d’avoir incendié douze voitures à Mitry-Mory dans la nuit du 8 au 9 avril 2015. Incendies qu’Adrien Desport avait dénoncés sur son blog politique, évoquant « l’insécurité dans la ville ». « La délinquance se fait de plus en plus présente et leurs délits de plus en plus violente (sic). (…) Il ne faut pas oublier les victimes, nous soutenons les familles et propriétaires des véhicules souvent non assurés pour ce type d’acte », écrivait-il alors.
Alcool, cocaïne et mythomanie
Adrien Desport a également déposé plainte, fin mars 2015, pour une agression à la bombe à gaz lacrymogène alors qu’il collait des affiches à Sivry-Courty. Incident qu’il a totalement inventé. Les frontistes sont également poursuivis pour avoir tagué la voiture, un portail, une sonnette et une boîte aux lettres de militants FN. Des expéditions menées dans le cadre de soirées où l’alcool et la cocaïne circulaient, écrit Le Parisien.
SOURCEmsn